prolonger la douceur

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Cette semaine, j’ai dégusté un sencha de Yame, cultivar Oku-yutaka. Un modèle de douceur verte et sucrée. Dans le yunomi Shino de Hori Ichiro, lui aussi très doux au contact, chaleureux dans ses couleurs rouges imprimées par les flammes, et tendre dans sa blancheur.

Je savais que ce thé matinal serait le seul de la journée. Ce thé m’avait laissé une empreinte physique et mentale très forte. Une saveur sucrée ancrée en moi, et le souvenir d’un moment lent, calme et apaisant au contact de ces merveilleux ustensiles. J’ai donc essayé de prolonger ce moment toute la journée durant, au cours de laquelle pour mon travail je me suis déplacé en voiture, j’ai animé une formation pour un groupe, passé un peu de temps au bureau…

Penser à mon souffle, l’apaiser. Ralentir le flux de pensées. Avoir des gestes souples et déliés. Aller à l’essentiel sans me disperser en actes ou pensées superflues. Parler simplement, clairement, écouter les autres. Conduire la voiture en souplesse, attentif à l’environnement extérieur.

J’ai essayé de mettre la douceur du sencha et du Shino dans mes pensées, actes et paroles du jour.

 

prolonger la douceur

avoir pour guide du jour, cette subtile empreinte

pour ligne de conduite, ce ténu fil d’Ariane

teinter actes et pensées d’une douceur pastel

 

 

prolonger la douceur