tasse maître

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Tel un maître spirituel, un guide sur un chemin de méditation, la tasse est pour moi un maître dans mes dégustations de sencha matinales. Elle est l’élément central dans la pratique. Grâce à mes Kiseto (ci-dessus) et Setoguro (ci-dessous), 2 Yunomi de maître potier, Hori Ichiro, j’ai le matin une heure durant en main une oeuvre d’art, une céramique incroyable, d’une profondeur et d’une intensité infinies.

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Assis confortablement en tailleur, je me concentre sur la tasse et le sencha. Je la serre dans ma main, dans mes mains. Ne faire qu’un.

Fermer les yeux. Sentir la liqueur de sencha m’envahir, m’imprégner au plus profond de ses parfums et saveurs. Sentir la force de ces parois verticales du Yunomi. Presser fort sur cette argile solide et robuste.

Ouvrir les yeux. Découvrir les infinis détails de la tasse, la lèvre qui « danse », les alternances mat-brillant, les coulures épaisses, les gouttes d’émail figées sur le pied, l’argile nue du pied, la signature de l’artiste…Être chaque jour émerveillé par un objet que l’on pense connaître par coeur.

Snobisme peut-être ? Que de se sentir transporté par une pièce de céramique de potier chère, l’oeuvre d’un artiste réputé. Ou réelle sensation profonde ?

Posséder 2 ou 3 pièces d’une telle intensité bouleverse ma pratique du thé japonais. La main, la tasse, le thé, tout est là, tout est dit.

Mes sessions matinales des ces premiers jours de 2016 sont d’une grande intensité. Une heure le matin a la puissance de créer les conditions d’une journée réussie. Le thé japonais ne cessera jamais de me surprendre.

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